Moyen-Orient5-8 nov.
Ormuz toujours bloqué : le pétrole reste sous pression
Cette semaine, cinq pétroliers ont pris feu dans le détroit d'Ormuz, la plupart sur des mines, selon l'Iran. Le passage est quasi fermé depuis le début de la guerre, fin février.
Ce que ça implique- Environ un cinquième du pétrole mondial passe normalement par Ormuz. Tant qu'il reste fermé, le baril garde une « prime de risque » : un surcoût lié à la peur de manquer.
- Pétrole et diesel chers nourrissent l'inflation, donc des taux d'intérêt qui restent hauts. Mauvaise nouvelle pour les entreprises endettées et gourmandes en énergie : chimie, transport, aérien.
Comment le marché a réagiLe Brent est repassé au-dessus de 100 $ vendredi (environ 102 $, +2,5 % dans la journée). Sur un an, il prend environ 60 %.
Brent +2,5 % vendrediBrent sur un an +59 %
À surveiller Une reprise des frappes américaines, et la médiation du Qatar pour rouvrir le détroit.
Sources : Al Jazeera · Fortune
Europe5-6 nov.
Ukraine : Trump veut un « grand accord » avec Moscou, l'Europe refuse d'être mise de côté
Trump annonce un accord avec la Russie qui irait au-delà de l'Ukraine. Les négociations entre États-Unis, Russie et Ukraine reprennent la semaine prochaine à Abou Dhabi. L'UE prévient qu'elle n'acceptera pas un accord conclu sans elle.
Ce que ça implique- Si les États-Unis réduisent leur présence militaire en Europe, les Européens devront payer seuls leur défense, avec des budgets publics déjà serrés.
- Côté business : en cas de cessez-le-feu, la défense européenne et la reconstruction de l'Ukraine (énergie, infrastructures) deviendraient d'énormes chantiers à financer.
Comment le marché a réagiPas de réaction de marché clairement liée à l'annonce. En toile de fond, les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes tendent le marché du diesel.
À surveiller Les discussions d'Abou Dhabi, et la place laissée aux Européens.
Sources : Euronews
Asie3 nov.
Chine : Pékin freine la hausse du yuan
La banque centrale chinoise oblige les banques à garder plus de réserves sur leurs dépôts en devises : 6 % au lieu de 4 %, à partir du 15 novembre. Une première depuis cinq ans.
Ce que ça implique- Moins de dollars disponibles en Chine, donc moins de pression à la hausse sur le yuan : Pékin protège ses exportateurs.
- Pour les industriels européens, notamment dans l'auto, un yuan qui ne monte pas garde les produits chinois très compétitifs.
Comment le marché a réagiLe yuan a perdu 0,33 % face au dollar le 3 novembre, sa plus forte baisse en une séance depuis six mois.
Yuan / dollar -0,33 %
À surveiller L'entrée en vigueur le 15 novembre et le taux de référence du yuan fixé chaque matin par la banque centrale.
Sources : China Global South Project